ECE R10 (homologation CEM des véhicules et le E-Mark)
Le Règlement ONU n° 10 est le règlement d'homologation de type en compatibilité électromagnétique pour les véhicules et pour les sous-ensembles électriques ou électroniques qui y sont montés. Il régit les perturbations, pas le flux lumineux : un E-Mark au titre du R10 ne dit rien du faisceau d'un projecteur ni de son homologation routière.
Le R10 s'applique aux catégories de véhicules L, M, N, O, T, R et S, ainsi qu'aux composants et entités techniques distinctes destinés à y être montés. La catégorie T désigne les tracteurs agricoles, ce qui explique que le règlement couvre aussi l'éclairage des engins et pas seulement celui des véhicules routiers. Le texte en vigueur est la série 06 d'amendements.
Deux directions sont éprouvées. Émissions : le bruit de commutation d'un driver LED ne doit pas perturber la radio, le GPS, l'ABS ou l'électronique déjà présente à bord. Immunité : le projecteur doit continuer de fonctionner lorsque le véhicule traverse un champ électromagnétique externe. Un projecteur peut échouer à l'un ou l'autre essai indépendamment.
Un E-Mark n'est pas une homologation unique
Le E-Mark est une famille d'homologations, pas un certificat unique. Le R10 couvre la CEM. Les fonctions photométriques et de signalisation relèvent de leurs propres règlements : R112 et R113 pour les projecteurs, tandis que R148, R149 et R150 regroupent les anciens règlements de signalisation lumineuse, d'éclairage de la chaussée et de catadioptres. La phrase « ce projecteur est E-marqué » est donc incomplète en elle-même. La question à poser au fournisseur est de savoir au titre de quel règlement l'homologation a été délivrée, et quel en est le numéro.
Où se situent les projecteurs de travail
La situation est asymétrique et surprend la plupart des acheteurs. Aucun règlement ne fixe la luminosité que doit atteindre un projecteur de travail ni le faisceau qu'il doit produire, comme l'expose lumens, lux et candelas : la SAE ne publie aucune norme photométrique pour les projecteurs de travail et l'ISO 12509 exclut expressément l'éclairage de travail de son domaine d'application. Pour la CEM, il en va autrement. Dès lors que le projecteur est monté sur un véhicule de l'une des catégories citées, les exigences électromagnétiques continuent de s'appliquer à lui. Personne ne légifère sur la qualité avec laquelle le projecteur éclaire le travail ; on légifère en revanche sur le fait qu'il ne doit pas perturber la machine sur laquelle il est boulonné.
Sur quoi reposent les essais
Le R10 possède ses propres limites, mais les montages d'essai et les méthodes de mesure proviennent de la série CISPR : CISPR 12 pour les perturbations rayonnées vers l'extérieur du véhicule, et CISPR 25 pour la protection des récepteurs de bord, mesurées au niveau du composant et du module. Cette distinction a une portée commerciale. Un fournisseur qui affirme que le produit « est conforme à la CISPR 25 » décrit une méthode d'essai par rapport à laquelle il a été mesuré. Un fournisseur titulaire d'une homologation R10 détient une homologation délivrée par une autorité d'homologation de type. Le second implique le premier ; le premier n'implique pas le second. Ce que mesure cet essai est expliqué dans CISPR 25.
Lire le numéro
Le chiffre qui suit le E identifie le pays dont l'autorité a délivré l'homologation : E1 Allemagne, E2 France, E43 Japon, E45 Australie. Ce n'est ni une note, ni une classe de performance, et cela ne signifie pas qu'un pays homologue plus sévèrement qu'un autre. Les homologations délivrées au titre de l'Accord de 1958 sont reconnues par toutes les parties contractantes, qui sont plus de soixante.
Indiquez-nous le marché de destination et si la fonction est orientée vers la route, et nous confirmerons quelles homologations s'appliquent aux modèles envisagés ; la documentation est disponible sur demande. Pour la répartition des cadres ECE, DOT et SAE par marché, voir certifications d'éclairage des véhicules.
CISPR 25 est la norme internationale qui limite les interférences électromagnétiques (EMI) des équipements électriques installés sur les véhicules. Un phare classé Classe 3–5 ne perturbera ni les radios, ni le guidage GPS, ni la télématique en cabine.
Homologations d'éclairage des véhicules (ECE, E-Mark, DOT, SAE)Les règlements ECE (attestés par un E-Mark) régissent l'éclairage des véhicules en Europe et dans la majeure partie du monde ; DOT/FMVSS 108 et les normes SAE régissent les États-Unis. La bonne homologation dépend du marché de destination et de la fonction routière ou non du feu.
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